Il y a un moment, chaque année, où le domaine change de rythme. Les journées s’allongent, la prairie aux chevaux passe au vert profond, et le premier client de la saison arrive en descendant de voiture les bras chargés. C’est juin. Et s’il fallait n’en choisir qu’un, ce serait probablement notre mois préféré des Landes.
La forêt est à son maximum
Les cinquante hectares du parc sont classés Natura 2000, et en juin cela se voit sans qu’on ait besoin de l’expliquer. Les fougères ont pris toute leur hauteur, les pins sentent la résine dès qu’il fait chaud, et les chevreuils traversent l’allée aux heures fraîches sans se presser. Nos hôtes nous racontent souvent, au petit-déjeuner, ce qu’ils ont vu la veille au soir depuis la terrasse : un renard, un lièvre, une chouette qu’on entend plus qu’on ne la voit.
La chasse est interdite sur le domaine, ce qui change tout : les animaux ne fuient pas, ils vous regardent passer. Pour les enfants, c’est souvent le premier souvenir du séjour.
L’eau douce avant l’eau salée
En juin, l’océan reste franchement frais : la combinaison est encore de rigueur pour une longue session, même si les enfants, eux, ne semblent jamais s’en apercevoir. Le lac d’Aureilhan, lui, se réchauffe beaucoup plus vite. À dix minutes à pied du domaine par la forêt, c’est l’endroit où l’on va se tremper sans se poser de question, sortir un paddle, ou simplement s’asseoir en fin de journée.
Le sentier qui en fait le tour compte environ 13,5 kilomètres. On peut n’en faire qu’un morceau : partir du domaine, rejoindre la rive, longer l’eau une heure et revenir. C’est plat, c’est ombragé, et ça se fait très bien avec des enfants ou un chien.
Les plages de Mimizan, pour vous seuls ou presque
Huit kilomètres séparent le domaine de l’océan : dix à quinze minutes en voiture, ou une belle sortie à vélo par la piste cyclable. En juin, la plage Sud de Mimizan ressemble à ce qu’elle est vraiment le reste de l’année : une longue étendue de sable au pied des dunes, avec quelques surfeurs et beaucoup de place.
Un point pratique, et important : la surveillance des baignades ne couvre pas tout le mois de juin. Renseignez-vous sur les zones et les horaires surveillés avant de vous baigner, et restez toujours entre les drapeaux bleus. L’océan landais est magnifique et il ne pardonne pas l’inattention — nous en reparlons plus longuement dans un prochain billet consacré aux baïnes.
Ce qu’on fait, nous, au mois de juin
- Le marché du vendredi matin à Mimizan-Bourg, quand il est encore possible de discuter avec les producteurs sans faire la queue.
- Une sortie vélo jusqu’à Contis par la Vélodyssée, avec un pique-nique dans le sac.
- La plancha, tous les soirs. Chaque gîte a la sienne sur la terrasse : des sardines, des piquillos, des poivrons, et la soirée s’étire jusqu’à ce qu’il fasse enfin nuit — vers 22 h 30 à la Saint-Jean.
- Le clocher-porche de Mimizan, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Une demi-heure de visite, et l’un des plus beaux portails sculptés des Landes.
Pourquoi venir en juin plutôt qu’en août
La réponse tient en trois mots : place, calme, prix. Les pistes cyclables sont dégagées, les restaurants de Mimizan-Plage prennent le temps, on se gare partout, et les tarifs de basse saison sont sans commune mesure avec ceux du cœur de l’été. Pour un couple à La Vigne ou une famille au Grenier, c’est la fenêtre idéale.
Et puis il y a cette chose difficile à mettre dans une brochure : en juin, le domaine n’est pas encore plein. On a le temps de discuter, de vous indiquer le bon coin de plage, de vous prêter une carte. C’est aussi pour ça qu’on aime ce mois-là.
Emmanuelle reste disponible pendant tout votre séjour : elle habite à côté, et elle connaît la région bien mieux que n’importe quel guide.