Huit kilomètres séparent le domaine de l’océan. Dix à quinze minutes en voiture, une demi-heure à vélo par la piste cyclable. Ce n’est rien du tout — sauf qu’à Mimizan, « aller à la plage » ne veut pas dire une seule et même chose. Dix kilomètres de sable se déroulent au pied des dunes, et selon que vous venez avec un enfant de trois ans, une planche de surf ou l’envie de ne croiser personne, ce n’est pas au même endroit qu’il faut se garer.
Plage Sud et La Garluche : la station
C’est le cœur de Mimizan-Plage : les commerces, les terrasses, les glaces, les écoles de surf, les douches. La plage Sud et La Garluche sont les plus animées et les plus équipées, avec des accès aménagés et du matériel pour les personnes à mobilité réduite. C’est aussi là que la surveillance est la plus étendue dans la saison.
Notre conseil : c’est la plage du premier jour, celle où l’on prend ses repères, et celle des journées où l’on veut déjeuner sur place sans avoir rien préparé. En juillet et en août, arrivez avant 10 h 30 si vous voulez vous garer sans tourner.
Le Courant : la plage des petits
Le courant de Mimizan se jette dans l’océan juste au nord de la station, et il forme au passage une étendue d’eau peu profonde, calme, qui se réchauffe vite. Pour un enfant de deux ou trois ans, c’est incomparablement plus rassurant que les vagues de la plage Sud. Les parents s’assoient sur le sable, les petits pataugent, tout le monde est content.
À savoir : le niveau et le courant varient avec la marée. Regardez ce que font les habitués avant d’installer les affaires.
Lespecier et Remember : le sable et rien d’autre
Plus au sud, Lespecier est la plage sauvage de la commune : un parking dans les pins, un escalier par-dessus la dune, et de la place. Vers le nord, Remember offre le même genre de tranquillité. Ce sont les plages qu’on garde pour les jours de grande affluence, quand la station est pleine et qu’on a envie d’entendre autre chose que le monde.
En contrepartie : peu ou pas de commerces, et une surveillance plus réduite dans la saison. Emportez l’eau, le parasol et le pique-nique.
Les baïnes : ce qu’il faut avoir compris avant d’entrer dans l’eau
C’est le sujet sur lequel nous ne plaisantons pas, et sur lequel nous revenons avec chacun de nos hôtes à l’arrivée.
Une baïne est une cuvette qui se creuse entre le bord et une barre de sable. À marée montante elle se remplit ; à marée descendante, l’eau qu’elle contient s’évacue par un chenal étroit, en direction du large. Résultat : une zone qui paraît calme, sans vagues, plus sombre que le reste — donc très tentante — et qui est exactement l’endroit où il ne faut pas se baigner.
- Baignez-vous entre les drapeaux bleus, dans la zone surveillée, et nulle part ailleurs. C’est la seule règle qui compte vraiment.
- Méfiez-vous de l’eau trop calme. Une zone sans vagues au milieu des rouleaux n’est pas un cadeau, c’est un signal.
- Si vous êtes emporté, ne remontez pas le courant. Vous perdrez. Laissez-vous porter, faites signe, et nagez parallèlement à la plage pour sortir du chenal avant de revenir vers le bord.
- Les drapeaux : vert, baignade surveillée sans danger particulier ; jaune, dangereuse mais surveillée ; rouge, interdite. Le rouge n’est pas une suggestion.
Les périodes et les horaires de surveillance varient selon les plages : la station est couverte le plus largement, les plages plus sauvages seulement au cœur de l’été. Vérifiez l’affichage sur place ou auprès de l’office de tourisme de Mimizan avant de partir — c’est deux minutes, et cela vaut toutes les précautions du monde.
Surf, chiens, dunes : trois détails qui font la différence
Le surf. Mimizan est un spot réputé et les écoles de la station prennent des débutants dès six ou sept ans. Une première leçon en juillet coûte le prix d’un bon repas et transforme le rapport des enfants à l’océan. Réservez la veille en haute saison.
Les chiens. Ils sont les bienvenus au domaine, et ils le sont aussi sur les plages non surveillées, tenus en laisse. Sur les zones surveillées, en revanche, la réglementation estivale les exclut. Pour une balade avec le chien, le tour du lac d’Aureilhan ou les allées du parc restent la meilleure option.
La dune. Elle tient debout grâce à ses oyats, et elle est ce qui protège la forêt derrière. Restez sur les accès balisés : chaque raccourci coûte quelques années de végétation.
Après une journée de sable et de sel, revenir au domaine, se doucher et préparer la plancha sur la terrasse : c’est probablement notre définition de l’été. Les quatre gîtes en sont équipés.